La COMU L'open-bar des projets d'intérêt général Tue, 02 Dec 2014 08:19:29 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.3 Ensemble dans la course aux idées /ensemble-dans-la-course-aux-idees/ /ensemble-dans-la-course-aux-idees/#comments Fri, 28 Nov 2014 13:47:00 +0000 http://lacomu.stla.fr/?p=2664 Le « faire ensemble »… Ces « nouvelles formes d’alliance, de partenariat, de coopération qui se dessinent sur nos territoires ». Elles ont une sacrée tendance à s’accélérer, à être de plus en plus nombreuses, à booster l’innovation. Et elles ne sont pas plus l’apanage des grandes organisations, collectivités, entreprises. Les citoyens, Monsieur et Madame Toutlemonde, ont, grâce à l’intrusion grandissante du numérique dans leur vie quotidienne, eux aussi le pouvoir d’agir en groupe, de « faire ensemble ». Pour militer, pour faire entendre leur avis sur des projets qui les concernent, pour inventer, créer, plus besoin de faire partie d’organisations, de partis, de syndicats. Un clic sur le web peut suffire à mobiliser.

Pour preuve, cette histoire qui est celle d’une rencontre entre trois personnes. Il y a Théo, étudiant en école de commerce qui se balade avec une idée en tête : imaginer un moyen pour que des passionnés de running puissent échanger, se rencontrer et être plus motivés pour courir. Il y a Thomas, un jeune ingénieur que l’on peut soupçonner d’aimer courir et qui souhaite associer le côté motivation de la course en groupe et la solidarité. Enfin, il y a Laurent, voyageur au long cours, entrepreneur confirmé, se demandant s’il ne serait pas temps pour lui de se lancer dans une nouvelle aventure en rapport avec sa nouvelle passion, la course à pied. Après leur rencontre lors d’une journée au ski, Laurent et Théo font la connaissance de Thomas par le biais d’une amie commune lors d’un « startup weekend » et de la Social Good Week. Tous les trois se disent : « Chiche ! Si on allait au bout de l’idée ! ».

L’innovation est en marche : ils vont créer un site pour permettre aux adeptes d’un sport on ne peut plus individuel de se retrouver pour courir « ensemble » ! C’est la naissance de jogg.in.

Quelques mois de développement, des partenariats noués avec des professionnels du running, le site est mis en ligne en novembre 2013. Un an plus tard, il compte 50.000 adeptes qui utilisent la plateforme jogg.in pour organiser des séances d’entraînement à plusieurs, partager leurs performances, leurs parcours…

Pour les trois amis, jogg.in a été un investissement conséquent en temps. Le site a été financé en fonds propres et via du « crowdfunding »… Le résultat est là et, si le modèle économique reste encore à préciser, si la communauté de runners doit encore être agrandie, la posture du « faire ensemble » leur a permis de donner vie à leur projet, transformant l’idée en réalité, facilitant le saut créatif.

Laurent Lingeser est catégorique : le numérique offre aujourd’hui des solutions pour optimiser la création, la collaboration, l’innovation. Et il compte bien, avec ses acolytes galopeurs, faire de jogg.in un outil de mobilisation pour les marques, les entreprises, les collectivités autour des valeurs du running.

Pour fêter le premier anniversaire de la plate-forme, ils vont s’offrir un beau cadeau : la version « appli » pour smartphones, de leur réseau social pour coureurs à pied ! Ils vont également étendre leurs activités vers d’autres sports en 2015.

 

Jogg.in pour courir « ensemble » !

 L’outil a pour but de motiver les runners, leur permettre de trouver des personnes animées par leur passion commune, pas loin de chez eux ou de l’endroit où ils se trouvent et de leur donner l’occasion de se rencontrer pour courir « ensemble ». Il permet de créer des communautés locales au sein d’une communauté globale de runners, d’organiser des entraînements en commun.

 Bref, jogg.in permet de donner du sens à une activité on ne peut plus individuelle (qui ne signifie pas individualiste), en passe de devenir la première pratique sportive en France. Et Laurent, grand voyageur, ne craint pas les frontières ! Jogg.in veut faire avec « l’ensemble » de la planète !

 Contact : contact@jogg.in

 

 

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Les coopérations, c’est maintenant ! Et pour vous ? /les-cooperations-cest-maintenant-et-pour-vous/ /les-cooperations-cest-maintenant-et-pour-vous/#comments Thu, 23 Oct 2014 09:28:19 +0000 http://lacomu.stla.fr/?p=2583 Avec notre dossier sur les transitions, nous sommes allés rencontrer ceux qui innovent pour la  transition énergétique (le point de vue des expérimentateurs du tiers financement, de l’assistance à maîtrise d’ouvrage des particuliers, du crowdfunding citoyen, ça vous intéresse ?) ou pour les transformations urbaines (l’habitat participatif, c’est clair pour vous  ?)… Nous avons également mis en perspective de nouvelles manières d’aller de l’avant et de mettre en mouvement (le design de service, le numérique au service de la démocratie, le coworking avec les habitants, vous y croyez ?).

Notre nouveau dossier veut mettre en lumière les nouvelles formes d’alliance, de partenariat, de coopération qui se dessinent sur nos territoires. Parce qu’elles sont productrices de nouveaux projets collectifs, plus ouverts et plus efficaces… Pourquoi des entreprises s’engagent-elles plus activement dans la vie locale des territoires sur lesquelles elles s’implantent  ? Comment des entreprises de l’économie classique et des start-up de l’innovation sociale créent-elles ensemble de nouveaux produits, de nouveaux services  ? Comment les talents, l’expérience, les compétences des entrepreneurs, des artistes, des citoyens, de la société civile  enrichissent-ils « l’action publique » ? En bref, que peut-on réussir ensemble ? On en parle dans notre dossier : « le collectif » ! A vos souris et claviers pour contribuer (on dit comuter !) !

 

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Comment la Maison de la RATP a-t-elle divisé par 2 ses consommations d’énergie ? /comment-la-maison-de-la-ratp-a-t-elle-divise-par-2-ses-consommations-denergie/ /comment-la-maison-de-la-ratp-a-t-elle-divise-par-2-ses-consommations-denergie/#comments Wed, 22 Oct 2014 15:05:36 +0000 http://lacomu.stla.fr/?p=2636 On a besoin de voir des réalisations concrètes et d’entendre les gens qui les conduisent pour donner des « contours » à la transition énergétique. L’Agence parisienne du climat s’est engagée dans ce sens en proposant régulièrement des visites de sites où des travaux emblématiques ont été conduits. Dans le cadre de la Fête de l’énergie, c’est la Maison de la RATP qui ouvrait ses portes à Paris le 10 octobre dernier avec un programme aux résultats sonnants et trébuchants : une réduction de 50 % de la consommation d’énergie en six ans*.
La visite était animée par Fabrice Fourioux (conseiller info à l’Agence Parisienne du Climat) et Grégory Rohart (chargé de mission développement durable SEDP, filiale de la RATP). Leur présentation passionnée a bien montré que tout dossier technique – aussi important soit-il – ne réussit que s’il s’accompagne d’un changement des comportements, à tous les niveaux…  Cela concerne les décisions des directions, le travail en équipe, les habitudes de chacun (la température du lieu de travail, les ordinateurs allumés toute la nuit).

Explorer les usages… donne de bonnes idées !

Construit en 1995 par les architectes Sirvin Guerrier et associés, le bâtiment compte neuf étages, 56 000 m2 de bureaux sur les 90 000 m2 existants occupés par 3 000 personnes environ avec des utilisations très différentes les unes des autres : restaurant d’entreprise, commissariat de police, salle de sports, services de sécurité, salles informatiques.

Engager la réduction de l’empreinte énergétique d’un tel immeuble a demandé de fonctionner sur un mode transversal. On a senti, tout au long de la visite, le désir de Grégory Rohart de communiquer sur « ce qui fait que ça marche » : la façon de parler du projet au sein de l’entreprise, le pragmatisme, la présence sur le terrain, l’écoute des contraintes des uns et des autres (l’aspect financier, le respect du confort, les obligations liées à la sécurité), les bénéfices d’un travail commun entre les différents spécialistes qui a fait émerger des solutions.

Parmi les fondamentaux : l’analyse des usages des occupants. L’équipe est allée les voir dans leur environnement, observant et discutant de leurs pratiques, de leurs besoins. Puis, la conduite du projet s’est appuyée sur la logique Négawatt – sobriété, efficacité et recours au renouvelable – pour creuser les gisements détectés par l’audit. La gestion technique du bâtiment s’est transformée, le toit s’est végétalisé, l’éclairage est passé au LED, de nombreux aménagements et réglages sont intervenus et des trouvailles ont émergé comme ce groupe froid « révolutionnaire » qui permet à lui tout seul une économie de 110 000 euros par an, ses « boucles » réduisant le coût de climatisation tout en produisant de la chaleur.

ratp groupe froid dessin

 Le fonctionnement du groupe froid, image vidéo Ticket to Kyoto

 

Et comment on fait pour donner envie de changer ?

Une action bien menée se couronne de succès et cet exemple convaincant va certainement inspirer d’autres entreprises, être appliqué à d’autres immeubles. Il reste aussi un pan important qui nous intéresse évidemment en termes de communication : comment « passer » au grand public ? Comment arriver à ce que le plus grand nombre soit informé pour que les économies d’énergie sur le lieu de travail entrent dans les mœurs au quotidien. On y travaille…

 

* Une démarche globale d’optimisation a permis de réduire de plus de 50 % la consommation d’énergie entre 2007 et 2013. Ainsi, pour un montant total de travaux de 2M€, la consommation totale est passée de 25,6 GWh à 10,5 GWh. Plus de 14GWh sont économisés chaque année, soit une dépense évitée d’environ 750k€ et 1500 tonnes d’équivalent CO2.

 

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Budget participatif : on vote pour ! /budget-participatif-on-vote-pour/ /budget-participatif-on-vote-pour/#comments Mon, 13 Oct 2014 10:41:48 +0000 http://lacomu.stla.fr/?p=2617 paris-budget-participatifDepuis quelques années, les exemples de budget participatif essaiment un peu partout dans le monde et titillent ma curiosité. Les habitants de Porto Alegre ont été les premiers à tester le principe : depuis 25 ans, ils sont aux manettes d’une partie du budget municipal et choisissent quels projets (sociaux, éducatifs, culturels…) ils souhaitent voir éclore dans leur ville. En France, jusqu’ici, les cas pratiques de budget participatif proposés par des collectivités étaient rares et/ou de  faible envergure, me laissant un peu sur ma faim.

Mais la vague de l’innovation démocratique a fini par toucher la France, après Lisbonne et New-York. En septembre, 40 000 Parisiens, de tous âges et nationalités, ont voté pour 9 projets (parmi 15) qu’ils jugeaient intéressants à Paris dans les domaines de l’environnement, de l’aménagement urbain, de la culture, des loisirs…

A noter, une dominante dans les projets soutenus cette année : ils sont majoritairement en faveur du développement de la nature en milieu urbain. Je suis curieuse de voir ce que réserveront les projets de 2015, qui seront cette fois proposés par les Parisiens. En tout cas, c’est un pas de plus dans le sens de l’ouverture et de l’association des habitants aux dépenses publiques.

Et pourquoi, ça me plaît ?

  • Bien au-delà de la consultation, c’est une véritable délégation  de pouvoir décisionnel aux habitants qui remet en cause l’idéologie républicaine selon laquelle l’élu est le seul décisionnaire
  • Le budget participatif de Paris doté de 20 millions d’euros d’investissement pour 2014, 71 millions pour 2015 et 426 millions d’euros au total entre 2014 et 2020 (5 % du budget d’investissement de la ville)
  • 40 000 Parisiens ont adhéré au projet, cela constitue une expérience tout à fait tangible (ils n’étaient que 3 000 votants à Lisbonne pour le premier budget participatif et 13 000 à New-York)
  • La dynamique  d’évolution démocratique est enclenchée et dès janvier 2015, les projets viendront directement des habitants. Ils seront accessibles en ligne sur un site dédié
  • L’opération n’est pas budgétivore, elle demande de mettre en place une procédure de vote et de communiquer ! En matière de communication, Paris a opté pour la pédagogie et la simplicité, prouvant qu’une question aussi compliquée que celle du vote du budget peut être rendue claire, voire même séduisante, aux yeux de tous.

L’expérience rencontre évidemment quelques détracteurs (pas assez de budget ou de participants, des projets présélectionnés par la ville…) mais elle a le mérite d’ouvrir une voie en rendant le budget participatif concret à chacun. Quelles seront les prochaines villes à se lancer et comment le feront-elles ?

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lls se sont rencontrés et eurent beaucoup de projets /lls-se-sont-rencontres-et-eurent-beaucoup-de-projets/ /lls-se-sont-rencontres-et-eurent-beaucoup-de-projets/#comments Wed, 17 Sep 2014 07:19:08 +0000 http://lacomu.stla.fr/?p=2570 Des entreprises classiques, d’autres nées de « l’entrepreneuriat social ». Des différences mais aussi des collaborations. Avec le MOUVES, on s’est plongé dedans. Vous nous suivez ?

Prenons McCain et Gecco. Un géant canadien de l’agroalimentaire et une jeune entreprise sociale du nord. Les deux entreprises sont désormais partenaires puisque Gecco récupère l’huile de cuisson des clients de McCain pour en faire du biocarburant. L’avantage est double. Il permet à McCain de poursuivre une politique RSE déjà bien avancée et surtout de fournir un service supplémentaire à ses clients en les débarrassant de leur vieille huile. Pour Gecco, cette collaboration permet de franchir un cap, de changer d’échelle avec de plus grandes quantités reçues et donc produites.

 

 

Le MOUVES présente plusieurs de ces partenariats dans le cadre du Tour des Solutions :

Soluval & La Macif

Inter’s Flandres et Vinci

 

 

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